Deviens ta propre Beyoncé : l'incidence de la confiance en soi sur la réussite !

07:24:00

On parle aujourd'hui confiance en soi, pour revenir vers les articles plus méthodologiques. Ce que l'on apprend bizarrement pas en classe, c'est à se faire confiance :  quel dommage, puisque je peux vous assurer que cela peut avoir un immense impact sur nos études, nos prestations à l'oral, voire sur notre manière de travailler. Il s'agit aujourd'hui d'un article autour du travail et des études, mais je ne vous apprends rien en rappelant combien la confiance en soi facilite également les relations sociales, les interactions avec d'autres personnes! 


Que fait ici Beyoncé ? Elle s'aime. 

En classe préparatoire, une de mes proches camarades m'a montré qu'elle manquait cruellement de confiance en elle : outre cette horrible habitude de toujours se rabaisser, elle n'arrivait pas à obtenir des résultats à la hauteur du travail qu'elle fournissait -il y a de grandes chances pour qu'elle ait travaillé bien plus que moi toute l'année- .Elle bloquait sur ses copies, gommait sans cesse ses brouillons, n'était pas à même de recevoir les conseils des professeurs. D'une autre manière, j'ai reçu des témoignages de personnes tout à fait capable de réviser, de travailler, mais incapable d'assurer devant un jury, pris par cette peur qu'on les juge, qu'on les critique. Enfin, dans un champ complètement différent, j'ai moi même manqué de confiance en moi au point de me faire souvent embêter au collège, puisque bonne élève et pas forcément très au fait des "tendances" de mes amis et camarades. Tout cela a complètement pris fin à mon entrée en première, même si j'ai alors eu d'autres problèmes de confiance en moi, en me jugeant souvent durement. 

Tout cela pour montrer une chose : le manque de confiance en soi se manifeste de manière très variée. Il n'y a pas un manque de confiance en soi, mais il y a un problème certain et commun à toutes ses manifestations : cela est à même de vous gâcher la vie. Pour y avoir réfléchi un peu, le manque de confiance en soi se manifeste de la manière suivante : 

Ne pas être capable de pouvoir faire : 

Il est alors question de ce problème de dévalorisation, d'incapacité à changer, à devenir meilleur, à accepter la critique. Cela bloque totalement le processus créatif, intellectuel, ou, sans le bloquer, il l'empêche de rencontrer le public et la critique qui va avec. Cela nous empêche également de choisir, de décider, et nous relègue,dans des dynamiques collectives, à un rôle passif et assez frustrant. L'exemple type peut être le jeune homme qui n'arrive jamais à demander son numéro à la fille qui lui plait, l'employé qui écoute les autres sans proposer son idée géniale : ces deux personnes finissent assez frustrés, et en même temps convaincus de la légitimité de leur manque d'action. 
Dans le cadre des études, cela se manifeste par un manque de réactivité face aux conseils des professeurs, donc d'une impossibilité à s'améliorer, mais également par un manque de participation à la construction du cours. 

Ne pas être capable de s'accepter : 

On croit toujours que ce manque de confiance est la racine des autres... et bien c'est le cas, d'où sa place centrale. Ne pas faire confiance en ce que l'on est nous empêche de nous valoriser, d'accepter nos défauts, nous force à la discrétion, la transformation de soi même face à l'autre. Il ne s'agit plus seulement de ne pas supporter nos défauts, mais également nos qualités, de ne pas les voir, de croire que cela n'est que le fait des autres. 
Dans le cadre des études, cela passe par une incapacité à produire l'image d'une personne mature et responsable dans des prestations orales, mais également, des difficultés à se présenter aux camarades, à communiquer, à demander de l'aide, et à écouter l'autre. Contrairement à ce que l'on s'imagine souvent, être beau ou intelligent pour les autres n'empêche pas d'avoir des difficultés à s'accepter. J'ai des dizaines d'amies extrêmement belles qui se trouvent invisibles, moches, et on a beau leur dire le contraire, il n'y fait rien. Dans une autre optique, c'est accepter mes défauts comme mes qualités, qui m'a permis d'oser plus, et donc de ne plus me soucier du regard des autres, au moins dans le cadre universitaire. Quand, au collège, on se moque de vous, on vous appelle "l'intellotte", vous avez tendance à ne plus oser participer en classe, travailler ou écouter. C'est en acceptant d'être en effet des élèves, puis des étudiants qui adorent travailler, d'accepter cela comme étant aussi un peu nous, qu'on ose plus. 

Ne pas être capable de vouloir : 

Dit comme cela, "ne pas être capable de vouloir" ne semble rien dire ! Mais réfléchissez un peu : vous avez des difficultés à prendre des choix, à accepter vos choix, vous déléguez souvent, vous ne prenez un choix qu'après que l'on en ait pris un dans votre entourage ? Cela peut vous empêcher de vous engager dans des projets, de continuer des projets sur le long terme, et vous risquez alors de manquer des opportunités ou simplement des résultats excellents mais qui ne peuvent pas venir à terme car vous avez manqué de volonté dès le début

Maintenant que l'on a listé les différentes manières de manquer de confiance en soi, j'ai quelques solutions à vous proposer afin de relativiser le regard des autres, d'apprendre à s'aimer et surtout, d'apprendre à accepter la critique afin de s'améliorer. 

1. Gérer le regard des autres : 

Que l'on vous regarde, que l'on observe ce que vous faites est normal, sitôt que vous entrez en interaction avec les autres autour de vous ! Craindre le regard des autres est un réflexe courant : on s'expose sitôt que l'on va vers l'autre, que l'on fait une erreur, que l'on répond à une question. Est-ce que cela doit pourtant nous guider à une tendance à l'effacement ? PAS DU TOUT! 

Il y a trois choses à savoir sur le regard des autres, qui doivent normalement vous guider à oser un maximum : 
  • le regard des autres de dure pas : il n'existe que l'espace d'une heure, d'un oral, d'une année scolaire, mais que ce soit par un désintérêt, une disparition de ces personnes dans votre vie, ou qu'importe...vous ne reverrez pas ces personnes tous les jours. C'est une chose que je me suis dite à l'oral du CAPES, où je suis passée tout d'abord avec trois hommes assez peu souriants, voire complètement pas rassurants. Pourtant, je me suis rassurée en répétant sans cesse cette phrase dans ma tête "dans une heure je ne les vois plus, je suis déjà une prof, je vais discuter avec ces profs". Oui c'est ridicule, mais rappelez vous sans cesse que leur regard, leur présence ne dureront pas. Avec cela, assurez vous d'une chose : on ne se rappelle presque jamais de vous, personne ne va rentrer chez lui et raconter à sa famille "j'ai eu une étudiante ce matin, absolument nulle". Si vous ne me croyez pas, faites un test : observez un homme ou une femme dans la rue ou au supermarché. Soyez méchant, regardez une personne un peu ridicule...dans une heure, dans deux jours ou une semaine, vous n'aurez absolument aucun souvenir de cette personne ! 
  • J'en arrive donc au deuxième point, tout aussi important : le regard des autres ne vous définit pas. Quand vous arrivez à un oral, un rendez vous ou un rencard, il est important de vous dire une choses : en y allant, vous n'allez pas apprendre qui vous êtes. Comme au McDonalds, vous venez comme vous êtes, et vous ne devez pas attendre de l'autre qu'il confirme que vous êtes intéressants, gentils, ou encore au fait sur le sujet sur lequel vous êtes interrogés ! 
  • Vous allez alors vous dire "mais d'où vient alors l'impression qu'on me scrute et qu'on me juge" : cela vient d'une chose simple. Le regard de l'autre ne dépend que de ce que vous lui donnez. Une personne sûre d'elle n'attire jamais l'attention sur ses défauts. Elle les connait et ne revient pas dessus. Il y a un nombre insensé d'élèves et d'étudiants qui attirent le regard sur leurs défauts, de manière explicite parfois, avec des phrases comme " Non mais je suis nulle", "J'y arrive jamais à cet exercice". Il est important de remplacer de telles phrases par une attitude curieuse, intéressée, avec des phrases comme "est ce que l'on peut reprendre ensemble l'étude de ce vers, j'ai du mal avec la métrique?" ou encore d'avouer l'erreur tout en demandant le conseil! Donnez toujours à votre interlocuteur une image positive de vous mêmes, et sachez que même si vous avez quelques insécurités personnelles, celles ci n'ont pas besoin d'apparaître devant les autres. 
Petite anecdote : la veille de mon départ pour Tours pour passer les oraux du capes, je me suis *moment féminin et cute de l'article* ÉPILER LA MOUSTACHE AVEC UNE MAUVAISE BANDE DE CIRE. Résultat : une légère horrible croûte rosée au dessus de la lèvre, l'impression que tout le monde la voyait et j'en passe...  j'ai bien passé vingt minutes à la maquiller, et j'avais l'impression que, sans regarder plus bas, on ne me regardait pas dans les yeux mais droit sur cette horrible tâche au dessus de la lèvre, qui me brûlait fort soit dit en passant. Pourtant, j'ai fait comme si elle n'existait pas, j'ai souri, je regardais mes interlocuteurs -trois monsieurs puis deux femmes- droit dans les yeux, et j'ai fini par croire que cette tache n'existait plus. 
Bon, dans le miroir de l’hôtel elle était résolument là, mais dans ma tête j'étais une future prof, sapée comme jamais avec mon pantalon de tailleur, et là pour qu'on me donne mon diplôme! 

Cette première partie terminée, n'allez pas croire une seconde que le manque de confiance n'est relatif qu'au regard des autres. Oui oui, on va poser la question qui fâche : pourquoi tu ne te kiffes pas ? 

2. Apprendre à équilibrer "acceptation de soi même" et "évolution".

Ce qui semble difficile dans cette quête de la confiance en soi, c'est cette nécessité à s'accepter tout en apprenant à toujours travailler sur nos défauts. Cela est relativement simple à résoudre, sitôt que l'on accepte d'être sincère avec soi même : quels sont vos défauts ? quels sont vos qualités ? Avez vous réellement besoin que quelqu'un les découvre à votre place, ou ne pouvez vous pas apprendre à les rechercher vous mêmes ? :) 

L'estime de soi nait de quatre poins importants : un amour de soi, une confiance en soi, une acceptation de soi et une vision de soi. Ne croyez pas que ces quatre points sont la preuve qu'il ne faut jamais se réévaluer : la vision de soi et l'amour de soi ne sont bons et exacts qu'à partir du moment où l'on apprend à devenir meilleur. Vous éprouvez de l'amour pour ceux qui arrivent à satisfaire vos attentes : de la même manière, apprenez à toujours vous évaluer, à attendre toujours plus de vous mêmes ! Observez ce qui peut être travaillé, qu'il s'agisse de défauts ou de capacités, et ne vous reposez pas sur vos lauriers. C'est ne plus rien attendre de vous mêmes qui vous amènent à attendre l'avis des autres et à toujours préférer la vie des autres -avis, la vie, ouhhh ça rime sans s'en rendre compte-. Soyez honnête avec vous-mêmes, faites même la liste de vos défauts et de vos qualités...mais surtout soyez sûrs d'une chose : vous valez quelque chose ! 

Plusieurs proches ont passé des oraux autour de moi, des lecteurs du blog aussi, et ont eu cette crainte de ne pas montrer tout ce qu'ils ont appris. Vous avez appris beaucoup de choses, sitôt que vous avez travaillé, mais il vous manque une chose importante qui est d'y croire! De vous dire que vous valez quelque chose, que vous apportez à l'équipe des professeurs, de l'ENS, d'une école de commerce ou encore de la recherche dans le cadre littéraire ! N'allez pas aux oraux avec l'idée que tout le monde sait mieux que vous! 

On est parfois tentés de penser que les autres sont meilleures que nous, surtout les femmes en général...je peux parfois passer des heures sur Instagram à trouver mes amies, des Stars, des jeunes filles plus chouettes que moi ! Même pour ce qui est des études, des passions, j'ai cette drôle d'impression qu'on fait toujours mieux que moi. Mais, je me force toujours à penser à une chose simple : les autres ne montrent pas leurs défauts. Les autres femmes aussi ont des soucis, des baisses de moral, des échecs. Gardez cela en tête quand vous avez l'impression que tout le monde est parfait autour de vous :)

3. Des astuces en général pour booster l'estime de soi.

  • les phrases positives : apprenez à vous parler comme si vous étiez un tiers, et à bien le faire. Les phrases positives sont importantes : elles vous empêchent de vous descendre, de croire les discours négatifs des autres sur vous. Il m'arrive parfois, pendant la conduite, d'avoir l'impression que mon moniteur -ou mon père, dans le cadre de la conduite supervisée- soient hyper déçus de ma manière de faire. Dois-je pour autant continuer de me descendre ? NON. Il suffit que je transforme les phrases dites en conseils à moi même, plus positifs. "Tu fais jamais attention aux priorités" devient "tu sais faire plein de choses, mais cette fois ci on va faire tout particulièrement attention aux priorités". 

  • Préparez un projet, un objectif, sans rapport avec les études et réalisez-le : qu'il s'agisse d'une redécoration de votre intérieur, d'une perte de poids, d'un défi personnel, faites une chose qui vous plait et dont vous serez fiers ! Quand on manque de confiance en soi, on a très souvent tendance à faire les choses pour imiter les autres, ce qui nous force malheureusement à arrêter sitôt que notre activité n'est plus dans l'air du temps. Cela crée beaucoup de choses négatifs : des projets avortés et donc l'impression de ne rien produire, une impossibilité à découvrir notre réelle fibre créatrice, une vie passive à suivre les autres. Il peut s'agir d'un dessin, d'une compétence, d'une relation, d'un défi mais une chose est sûre : réussir quelque chose vous donnera envie d'aller toujours plus loin !
  • Pour le coup, je vais me répéter mais : parlez en autour de vous ! Je ne suis pas psy, vous n'êtes pas psy non plus, donc si vous ressentez que votre manque de confiance vous empêche de montrer le meilleur de vous même, n'hésitez pas à consulter, à en parler avec vos proches :)
  • Demandez la critique au lieu de laisser les autres vous critiquer : si vous n'êtes pas encore assez fort pour assumer les critiques sitôt que vous vous présentez et que vous mettez en lumière vos compétences ou votre travail, n'hésitez pas à plutôt demander vous-même la critique. Cela vous donne la posture dominante, montre que vous êtes intéressés et assez sûrs de vous. Je m'explique : lors d'un oral, il ne faut pas hésiter à revenir sur ce que vous croyez avoir raté, avec des phrases tout de même positives comme "je pense que j'aurais pu plus parler de ça", ou, lors du mémoire "donc vous pensez que j'aurais pu plus développer cette idée ?" Il faut vous entraîner à toujours assurer l'image d'une personne confiante en ses capacités, et donc confiante dans le fait qu'elles ne faibliront pas face à la critique. C'est un peu comme de décider quand est ce que l'on retirera la bande de cire de vos jambes lors d'une épilation : soyez le maître/la maîtresse du jeu et ça fera moins mal. 

Sinon...

Pour la petite histoire, j'ai manqué de confiance en moi dans un cadre extérieur aux études et en même temps très proche : au collège et en seconde je me faisais souvent embêter par quelques élèves/camarades de classe. Cela était relatif à mon physique -bagues, cheveux mal coiffés, acné et un peu de poids- ou encore à mes bons résultats scolaires, qui baissaient quand je voulais un peu imiter mes amies et être dans le coup. Cela a commencé à finir en classe de première, quand je suis rentrée en littérature, que mon choix pesait, que mes résultats ont augmenté. J'ai osé plus de choses, j'étais souvent déléguée, je voulais aider mes camarades -on m'a appelée Mamie Merkel pendant la prépa parce que je raflais toutes les élections et que j'étais aux petits soins pour mes camarades-. Je pense que dans mon cas, c'est aider les autres qui m'a aidée à prendre confiance en moi, à ne pas tout focaliser sur mes défauts. 

Votre manque de confiance en soi ne vous définit pas : ce n'est qu'un voile, un camouflage sur vos véritables qualités. Vous n'êtes pas "peu sûrs de vous" : vous êtes un futur prof, un futur patron, un super ami ou un futur amoureux qui trouveront leurs voies! 

Je note parfois des phrases positives dans mon agenda, pour les retrouver ensuite, je lis des textes et des livres sur le sujet -disponible entre autres sur Pinterest- et, pour les croyants parmi vous, les textes religieux encouragent fortement à l'amour de soi (cela peut aider certains). 

J'ai pris un grand plaisir à écrire cette article, même s'il a fallu limiter la part d'expérience personnelle... j'espère qu'il aidera certains d'entre vous à oser simplement réussir! 

Anissa E. 

You Might Also Like

1 commentaires

  1. Cet article est magnifique. Un grand merci à toi du fond du coeur.

    RépondreSupprimer